François Gallaup de Chasteuil

 
 

Aix-en-Provence, 1588 – Mont-Liban, 1644
L’ermite du Mont-Liban

François Gallaup de Chasteuil (bibliothèque Méjanes, portraits)
François Gallaup de Chasteuil (bibliothèque Méjanes, portraits)

François Gallaup de Chasteuil embarqua à Marseille en 1631 pour Constantinople avec l’ambassadeur envoyé auprès de l’Empire ottoman. Si ce voyage, probablement initié par Peiresc qui souhaitait avoir un correspondant au Levant, semble avoir eu un objectif scientifique – recherche de manuscrits orientaux, pratique des langues arabe et syriaque (langue liturgique des chrétiens du Proche-Orient) appliquée à l’exégèse biblique – très vite, il changea de but : Chasteuil se rendit au Mont-Liban où il vécut plus de dix ans parmi les maronites et fut rapidement considéré comme un saint. Sa présence au Levant ne peut cependant pas être dissociée des visées missionnaires de la Contre-Réforme catholique.

L’un de ses neveux, Hubert Gallaup de Chasteuil, avocat général, possédait dans sa bibliothèque de textes religieux en grec, en hébreu, en arabe, dont de magnifiques corans manuscrits de la fin du Moyen Âge. Sa fascination pour l’Orient se lit aussi dans des recueils qu’il a composés, dans lesquels textes et images évoquent cet ailleurs rêvé.