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.L'affaire Girard - la Cadière |
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La Cadière |
Le Père Girard |
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L'affaire retentissante et scandaleuse du père Girard et de Catherine Cadière fut avant tout une querelle religieuse qui entra dans la dispute entre jésuites et jansénistes. Pour
quelles raisons Catherine Cadière intenta-t-elle un procès à son ancien
confesseur le père Jean-Baptiste Girard ? Pour inceste spirituel, rapt,
avortement et enchantement! Le diable était de la partie, en plein siècle
des Lumières. Derrière le père Girard s'était regroupée la puissante Compagnie
des jésuites et derrière la Cadière, les carmes. Tous les coups furent
permis : falsification de pièces, corruption de juges, cabale. Il ne se
passa pas un jour de l'été 1731 sans que ne se déroulât dans Aix une manifestation
organisée par l'un des camps. Le
30 juillet 1731, le parlement condamna le père Girard à être brûlé et
Catherine Cadière à être pendue, mais le 10 octobre la Grand'chambre du
parlement les acquitta. Des émeutes éclatèrent
à Aix et la Cadière fut invitée à quitter la ville. |
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doc :Recueil
de factums pour et contre l'affaire du Père Girard. Ms.
1632 (1497) |
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Le
procès de Catherine Cadière et du père Girard, recteur du séminaire royal
de la Marine à Toulon, fut portée en 1731 devant le parlement d'Aix. Elle
provoqua un déluge de satires, cabales, injures, chansons et mémoires.
Ce fut un déchaînement de passions. Voltaire lui-même consacra à l'affaire
un quatrain qui fit rire toutes les cours d'Europe
: Le
père Girard rempli de flamme D'une
fille a fait une femme Mais
le parlement plus habile D'une
femme a fait une fille |
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doc : Manuscrit, 1732 F. 1095,2 |
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Après
le jugement du 31 juillet 1731 qui condamnait la Cadière, préalablement
mise à la question, à être pendue et étranglée, il y eut un grand mouvement
populaire en sa faveur. Un nouveau jugement fut rendu le 10 octobre 1731.
La moitié des juges condamnait le père Girard au feu comme sorcier, l'autre
moitié le disait innocent. La voix du président fit pencher la balance
et les deux accusés furent acquittés. Le père Girard fut renvoyé comme
prêtre et confesseur. En revanche, la Cadiere, sans doute poursuivie par
la vindicte des jésuites, disparut ainsi que sa famille sans laisser de
trace. Van
Loo ( Joseph ? ) |
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Séance du Parlement d'Aix en 1731. Gravure de Larnessin d'après un dessin de Van Loo. Jugement du procès Girard-Cadière Recueil général des pièces du procès du Père J. B. Girard, volume 5. Aix, J. David, 1731. FDU 80, 06 (reproduction, dans Documents de l'histoire de la Provence, Toulouse, 1971). |
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Autres documents : Historische print en Dicht Tafereelen, van Jan Baptist Girard, en Juffrou Maria Catharina Cadière. [S. l., s. n.], 1735 _Rés. Q. 176 Suite de 32 planches gravées sur cuivre. Ce poème explicatif en hollandais témoigne du retentissement de l'affaire du Père Girard et de Catherine Cadière au-delà même des frontières. On a pu penser que le marquis d'Argens, dont le père, procureur général au parlement de Provence, avait été commissaire enquêteur dans cette affaire, s'en serait inspiré pour écrire : "Thérèse philosophe ou Mémoire pour servir à l'histoire de D. Dirrag [Girard] et de Melle Eradice [Cadière]"...
Relation de ce qui s'est passé au Parlement d'Aix, dans le jugement de l'affaire de Mademoiselle Cadiere et du Père Girard ; le 10 octobre 1731. In : Recueil de factums pour et contre l'affaire du Père Girard, tome 1. Ms. 1632 (1497) |
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